Quand il s’agit de remplir le frigo à Barcelone, la proximité et les produits locaux sont plus importants que la présence des grandes marques. C’est ce que montre la dernière étude de satisfaction de l’Organisation des consommateurs et des utilisateurs (OCU), qui a mis des chiffres sur une tendance claire : les acheteurs préfèrent les supermarchés régionaux catalans aux grands leaders du marché.
Esclat, Bonpreu, Bonàrea, Ametller et Plus Fresc sont dans le top 10 des chaînes les mieux notées au niveau national et elles viennent toutes de Catalogne.

Même si des géants comme Mercadona ou Carrefour dominent en nombre de magasins et en fréquentation, ce ne sont pas eux qui laissent la meilleure impression aux clients. D’après l’enquête, qui recueille plus de 24 000 expériences d’achat, 7 des 10 chaînes les mieux notées sont régionales.
Si la chaîne américaine Costco arrive en tête du classement global (avec 84 points sur 100), la fierté locale a aussi permis à d’autres chaînes comme Consum (Valence) ou Familia (Galice) d’entrer dans ce classement d’excellence avec plus de 75 points sur 100 auprès des consommateurs.
Pour trouver les premières chaînes de distribution nationales, il faut se tourner vers Hipercor (79 points) et El Corte Inglés (78 points).
Mercadona, même si elle n’est pas sur le podium des mieux notées (elle obtient 71 points), reste la « reine » de la part de marché avec près de 30 % au niveau national. Presque un répondant sur trois dit que c’est là qu’il fait ses courses habituellement. Viennent ensuite Carrefour Hipermercado (10 %) et Lidl (9 %).
Pourquoi on achète là où on achète si ce ne sont pas ceux qu’on préfère ?

L’OCU est claire : c’est la praticité qui prime. 34 % choisissent leur supermarché pour sa proximité ou parce qu’ils passent devant, tandis que le prix (21 %) et la qualité (17 %) passent au second plan lorsqu’il s’agit de décider d’un achat rapide.
L’étude met aussi l’accent sur le budget des familles. Les dépenses alimentaires mensuelles moyennes ont grimpé à 407 euros, un chiffre qui montre bien l’inflation récente : le panier est 36 % plus cher qu’il y a quatre ans.